Épisode 1 – PISA 2025 : l’école française décroche-t-elle ?

Niveau : avancé (B2-C1) · Durée : 3 min 52

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Avant d’écouter

À votre avis, le niveau des élèves français a-t-il augmenté, baissé ou stagné depuis vingt ans ? Notez vos hypothèses en deux ou trois phrases, puis écoutez l’épisode.

Pour aller plus loin

Répondez par un court texte rédigé (une dizaine de lignes pour chaque question). Justifiez votre point de vue avec des exemples.

  1. Quelles sont pour vous les causes du déclin de l’école ?
  2. Certains pensent que l’intelligence artificielle pourrait permettre un enseignement plus personnalisé, adapté au rythme de chaque élève. Selon vous, cela offre-t-il des solutions possibles face au déclin de l’école ? Quels en seraient les avantages et les limites au regard des finalités de l’école comme institution ?
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L’avenir d’un pays dépend de son système scolaire, de la qualité de la formation reçue par ses enfants, qui en deviendront les citoyens. Or, les derniers résultats de l’étude PISA 2025 viennent remettre fondamentalement en cause cette qualité dans de nombreux pays occidentaux, dont la France.

Bienvenue dans ce premier épisode de World in French.

PISA, c’est l’enquête internationale qui mesure, tous les trois ans, le niveau des élèves de 15 ans dans le monde entier. Et les résultats 2025 pour la France sont sans appel. Entre 2003 et 2025, le score moyen des élèves français est passé de 511 à 458 points en mathématiques, soit une perte de 53 points. La baisse est aussi nette en compréhension de l’écrit et en sciences. Pour donner un ordre d’idée : un écart de 20 points représente à peu près une année scolaire. Nos élèves de 2025 ont donc, en moyenne, environ deux ans et demi de retard en maths par rapport à ceux de 2003.

Évidemment, cette baisse du niveau se voit déjà à l’école primaire. En France, une dictée utilisée depuis 1987 pour mesurer l’évolution du niveau scolaire l’illustre bien.

Ce texte a été donné à quatre générations d’élèves de CM2, la dernière année de l’école primaire, vers 10 ans. En 1987, le nombre moyen de fautes était de 10,7. En 2021, il est passé à 19,4. Et surtout : en 1987, un élève sur trois faisait 5 fautes ou moins. En 2021, ils ne sont plus que 7%.

Pour cette même classe d’âge, le même constat s’impose en mathématiques. Entre 1987 et 2017, les performances des élèves de CM2 en calcul ont considérablement baissé : addition, soustraction, résolution de problèmes. Et le taux de réussite aux divisions a même été divisé par deux.

Pourquoi un tel effondrement ? Les causes sont multiples. Selon certains experts, plusieurs reviennent souvent dans les débats. L’explosion du temps passé devant les écrans. Le changement de méthode d’apprentissage de la lecture. Ou encore des choix politiques et éducatifs, comme la massification du baccalauréat, pensée dans les années 80 : en 1985, 29 % d’une génération avait le baccalauréat ; aujourd’hui, c’est environ 80 %.

Face à ce constat accablant, quelle solution ? Ce qui est sûr, c’est que de petits ajustements à la marge ne suffiront pas. C’est notre conception même de l’école qui est aujourd’hui questionnée. Saurons-nous nous remettre en question et prendre les mesures qui s’imposent ? Si cet épisode vous a intéressé, abonnez-vous à World in French sur Spotify et retrouvez l’analyse complète, graphiques à l’appui, sur worldinfrench.com. À très vite pour un nouvel épisode.

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Exercice 1 — Compréhension

  1. L’enquête PISA, qui évalue des élèves de 15 ans.
  2. De 53 points (de 511 à 458), soit environ deux ans et demi de retard.
  3. 10,7 fautes en 1987, 19,4 fautes en 2021.
  4. La division.
  5. L’explosion du temps passé devant les écrans, le changement de méthode d’apprentissage de la lecture, la massification du baccalauréat. Ce ne sont que des exemples : l’épisode précise que les causes sont multiples.

Exercice 2 — Vocabulaire

  • remettre fondamentalement en cause : mettre en doute de manière profonde ce qu’on croyait acquis
  • sans appel : qui ne laisse aucune possibilité de contestation, définitif
  • un constat accablant : une observation des faits très négative, qui pèse lourd
  • des ajustements à la marge : de petits changements secondaires, qui ne touchent pas à l’essentiel
  • la massification : le fait de rendre accessible à un très grand nombre de personnes
  • une génération : l’ensemble des personnes nées à peu près à la même période
  • s’imposer : être nécessaire, indispensable dans la situation
  • l’effondrement : une chute brutale et importante

Pour aller plus loin — Réponses libres. Critères : une position claire, des arguments illustrés d’exemples, un vocabulaire et des connecteurs variés, une orthographe et des accords corrects.

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